Im Schatten des Kaisers

20 mai 2012 | par Le Zeptien

Spécifications de la partie


Nombre de joueurs
4
Date
20 mai 2012

Spécifications du jeu


Nombre de joueurs
2 à 4 joueurs
Âge
à partir de 12 ans
Durée
Mécanismes
Placement, Majorité
Thèmes
Médiéval, Politique
Date de sortie
1 janv. 2004
Auteur(s)
Ralf Burkert
Illustrateur(s)
Christof Tisch
Editeur(s)
Hans im Glück

Scores

# Nom Score
1 palferso 27
2 Cormyr 21
3 unkle 22
4 Le Zeptien 23

Photos

Réagir à cette partie de jeu

Il y a 5 commentaires

Le Zeptien
By Le Zeptien | 20 mai 2012 18:08

Cette 19 ième "Nuit du jeu" à Montpel' fut l'occasion de ressortir quelques anciens que ne connaissaient pas messieurs Cormyr et Unkle. Evidemment, ils les connaissaient au moins de nom, voire même de réputation (Ils ne sont pas des jouvenceaux du monde ludique quand même), mais n'avaient jamais eu l'occasion de les jouer.

Et bien hier, nous avons commencé avec Im Schatten des Kaisers, ou plutôt In the shadow of the emperor, puisque que nous avons joué avec la version de monsieur palferso. Ce dernier s'est chargé des explications et nous voilà lancé pendant 2 heures dans une lutte tout en finesse pour le pouvoir dans l'Allemagne médiévale. Attention, le jeu est bien plus exigeant qu'il en à l'air en terme de reflexion.

Je ne vais pas vous parler une fois de plus des qualités d'ISDK (voir l'avis que j'avais rédigé à son sujet), mais simplement rappeler à qui veut m'entendre qu'il est une de ses petites perles méconnues du jeu de majorité-placement avec en prime mariages, décès, élections, prise de pouvoir, fourberies, etc...un jeu malin, sans hasard (ce qui ravira certains) qui fait toujours passer un bon moment ludique aux amateurs du genre.

En raison d'un second tour passablement raté, je vais rester à la traîne un moment avant de revenir tout doucement dans la partie et faire parler ma modeste expérience (par exemple, le coup des nominations de souverains agés) pour accrocher une seconde place derrière monsieur Palferso. Je termine empereur, titre qui m'avait échappé lors d'une première tentative au début de la partie. Messieur Cormyr et Unkle vont bien se débrouiller et se montrer assez retors sur certaines provinces ou encore dans le choix de carte.

Bon vieux Im Schatten ! (2004 tout de même)... Il a conservé toutes ses qualités ( mais à jouer à 4 uniquement), dont une originalité indéniable. Quand je pense qu'il a été carrément bradé...

Le Zeptien
By limp | 20 mai 2012 21:54

Il a l'air bien ce jeu là, DSK, où il faut coucher pour avoir des héritiers et où on essaie de devenir roi...

non, franchement, pour être plus sérieux, il fait parti des jeux qui dorment depuis bien trop longtemps dans ma ludo et qu'il me tarde vraiment d'essayer.

Le Zeptien
By Le Zeptien | 20 mai 2012 22:30

Mais je le répète (comme Palf) : à 4 seulement...

Le Zeptien
By Cormyr | 21 mai 2012 22:23

Très belle découverte pour moi. Les scores sont super serrés à la fin et si j'avais voté contre Le Zeptien au dernier vote afin de ne pas changer d'empereur, on terminait à 22-22-22. Mais je voyais monsieur Unkle bien plus loin devant et Le Zeptien bien plus mal. Pas facile d'évaluer les scores, pas évident la lutte pour les régions, difficile de trouver le bon timing de perte et reconquête des régions. Vraiment un excellent jeu même si je trouve qu'il manque un peu de rythme tant il faut calculer, jouer à l'intuition semblant voué à l'échec.

Le Zeptien
By palferso | 22 mai 2012 11:53

Im Schatten est à mon sens un des très grands jeux de majorité, truffé d'idées géniales et novatrices (le vieillissement, la descendance, la rotation du pouvoir, un timing général très particulier, etc...) et qui réussit le tour de force pour un jeu sans aucun hasard de faire peser une tension et des incertitudes constantes. C'est de plus une grande réussite ludique et thématique (on a bien rigolé en jouant sur des analogies avec une actualité politique récente...). Content qu'il ait plu à M. Cormyr car le Zep et moi étant de grands fans de ce jeu si particulier, on pourra donc certainement le ressortir! :D

Quant à la difficulté d'évaluer les scores, elle fait partie intégrante de la tension des choix (sur qui tapper au-delà de nos intérêts personnels???... :twisted: ).

Quant à l'aspect calculatoire, il est en fait limité par le fait qu'on ne peut choisir qu'une seule carte à son tour ce qui rend difficile, voire vaine toute programmation à moyen terme.

Par contre, si l'intuitif n'est effectivement pas très présent (mais l'intuition n'est pas vraiment une caractéristique courrue en politique... ), il est plutôt substitué par la nécessité de provoquer des luttes d'influence. Et là, on joue beaucoup plus sur le moyen terme. Par exemple, utiliser le docteur (carte que j'ai moins utilisée que vous) pour vieillir un noble adverse placé sur une région où il est en concurrence avec un adversaire peut (doit) l'obliger à désserrer l'étreinte sur une région où il nous fait de l'ombre. Autre exemple, les villes nous rapportant quoi qu'il arrive un or, il peut être intéressant d'attiser l'appât du gain en en plaçant une sur une région où des adversaires pourront retrouver du coup de l'intérêt à s'y affronter, etc., etc. Au-delà d'une utilisation assez directe des cartes (ce que permet évidemment le jeu), il y a plein d'autres moyens plus indirects, retors et long terme pour influer sur cet objet ludique que je trouve délicieusement original, machiavélique et profondément ancré dans son thème.